Cet article est sans doute l'un des plus intimes que j'aie écrits. Il touche à mes croyances les plus profondes, celles qui se sont construites année après année, lecture après lecture, expérience après expérience. Je ne vous demande pas d'y adhérer. Je vous demande simplement de m'écouter, comme un ami qui vous partagerait ce qu'il a compris de la vie.
Ce que je croyais avant
À une époque, jusqu'à mes 21 ans, j'ai cru que le ciel, Dieu, le Tout, le nom que vous désirez lui donner, décidait de ma vie. Des « bonnes » et des « mauvaises » choses. Et qu'au final, j'étais tributaire de sa « volonté ». À cette conviction s'était ajoutée celle du destin, qui me faisait penser que si quelque chose devait se passer, cela se produirait dans ma vie, que je le veuille ou non. Je croyais aussi que le bonheur ne pouvait exister sans conditions extérieures favorables.
Depuis, quatorze années sont passées, et mes croyances ont fortement évolué jusqu'à devenir des convictions. Les livres de « Conversations Avec Dieu », d'Esther Hicks et du bouddhisme sont passés entre mes mains. J'ai suivi aussi des initiations au premier et second degré reiki. Et un certain nombre de choses se sont produites dans ma vie dont j'ai retiré des enseignements.
Ce que je crois profondément aujourd'hui
Je ne peux affirmer ici que j'ai raison, bien sûr. Mais j'ai à présent des convictions profondes. Voici ce que je crois :
Personne ne décide pour nous ce qui survient dans notre vie. Nous en sommes les seuls responsables. Que ce soit la maladie, la pauvreté, la pleine santé, la richesse, un couple harmonieux ou un divorce... Il n'y a aucune entité qui décide à notre place des événements de notre vie.
Nous pouvons agir sur notre vie en agissant sur notre esprit, nos pensées et nos émotions : cela changera les conditions extérieures, notre entourage, notre santé, les conditions de notre travail.
L'univers, qui est comme une photocopieuse géante de nos pensées, interagit avec nous et nous met sur le chemin de personnes et de situations car nous sommes en co-création avec lui. Il ne décide pas pour nous.
Aussi difficiles que les épreuves puissent paraître, rien n'arrive sans raison. Ce que nous vivons va nous apprendre quelque chose pour l'avenir, et d'une certaine manière, nous avons attiré à nous ce qui est survenu, pas cet événement précis, mais cet événement est survenu en résonance avec ce que nous avons pensé, dit et fait.
Le karma est la conséquence directe de nos actions, paroles et pensées. Il est la loi de la cause à effet et rien n'y échappe. C'est pourquoi il est extrêmement important de travailler sur son esprit.
Rien n'est permanent, sinon l'impermanence. Une situation, un corps, un compte bancaire, une pensée, un objet, une amitié, une relation... tout, en permanence, est en évolution et, l'instant d'après, rien n'est jamais identique à ce qu'il était l'instant d'avant.
Il est important d'apprendre à aimer les autres plutôt que de chercher à se faire aimer, car la première tendance nous rendra heureux, alors que la seconde nous placera dans le doute, la jalousie, la colère, la possessivité.
Les autres ne pourront jamais rien nous apporter qui nous rendra heureux durablement. Croire qu'une condition extérieure nous rendra heureux à vie est une illusion qui nous poussera à croire que « dès que ceci se produira, je pourrai me sentir bien ».
Nous baignons en permanence dans un afflux d'énergie, que certains ont appelé l'amour, l'énergie divine. Quand nous nous sentons mal, c'est que nous nous sommes coupés de cette source. Elle est toujours là, nous baignons toujours dedans, mais nous ne la laissons plus circuler en nous.
Nous existons à la fois physiquement et non physiquement. Nous sommes l'extension physique d'une partie non physique, plus vieille et plus sage, à laquelle nous pouvons apprendre à nous connecter par la méditation.
La destinée existe pour des choses très importantes : des rencontres clefs, nos forces et handicaps, nos parents... mais il y a un champ de possibilités énorme avec lequel nous pouvons jouer dans ce cadre.
Mes prières qui n'étaient pas entendues
À une époque, je croyais en Dieu, mais le Dieu de l'Ancien Testament. J'ai prié pour aider des amis, et « mes prières n'ont pas été entendues ». J'ai prié pour qu'une situation évolue, et « mes prières n'ont pas été entendues ».
En réalité, toutes mes prières ont été entendues. Par l'univers. Et il m'a donné en retour ce en quoi je croyais : qu'il n'était pas sûr que ma situation pourrait s'arranger. Je pensais qu'il y avait une faible chance que Dieu m'entende, mais que je devais tout de même tenter le coup.
Puis j'ai été de plus en plus en colère contre Dieu. J'étais une bonne personne, qui ne cherchait pas à faire le mal, pourquoi ne m'aidait-il pas ? Pourquoi laissait-il des gens me faire du mal ?
L'univers ne peut être plus clair avec nous que nous ne le sommes avec nous-mêmes. Je nourrissais de telles pensées négatives à mon égard, un si faible espoir, une telle impatience. Et j'avais peur. Tout le temps. Et je désirais les choses si fortement... La peur éloignera de nous ce que nous désirons, le désir nous renverra l'expérience du désir.
Ce qui a commencé à changer
Ce qu'il faut, c'est savoir, savoir que les choses vont dans le meilleur sens possible, savoir que rien n'est immuable et qu'aucune situation ne restera jamais telle qu'elle est. Il n'y a pas de fatalité. Mais il y a une loi d'attraction que nous pouvons utiliser pour nous réaliser grâce à nos aspirations profondes.
Il n'existe aucune punition venant de là-haut, mes amis. On ne nous laisse pas « tomber » quand les choses vont mal. On nous a donné toutes les clefs pour aller bien, mais tout passe d'abord par l'esprit. Nous sommes des êtres humains, pas des « faire » humains. Nous pensons tellement qu'il faut avoir une action extérieure pour que les choses bougent. C'est complètement l'inverse.
C'est en apprenant à être heureux et apaisés que nous attirerons à nous encore plus de bonheur et d'apaisement.
Le cercle vertueux
À une époque, mes enfants étaient très difficiles. Je ne savais plus comment faire. Je punissais, criais... À un moment, j'ai remercié de recevoir de l'aide, le remerciement indiquant que je tenais pour acquis qu'elle arrivait, était déjà en route. J'ai lâché prise. Je ne savais plus quoi faire.
Et un jeune homme a été mis sur mon chemin, un sympathisant bouddhiste. Puis j'ai rencontré des moines. Et des gens de la sangha. Et ma vie a commencé à changer. De plus en plus. Je me suis apaisé. J'ai cessé d'être en colère contre la vie, contre « Dieu », contre tout. Et mes enfants se sont apaisés. Ils étaient souvent malades, et ont commencé à l'être de moins en moins. Je me suis senti aussi de plus en plus en forme, de plus en plus positif.
Et de plus en plus d'opportunités d'apprendre et de croître se sont présentées à moi. Et j'ai rencontré des personnes de plus en plus positives et conscientes. C'était un cercle vertueux et ça continue.
Travailler sur mon esprit m'a permis d'apprendre à percevoir « l'âme » derrière l'esprit et à ne plus en vouloir aux gens. Ils ne font que projeter leur vision du monde sur moi et les autres.
Travailler sur mon esprit m'a permis d'apprendre à regarder les conditions extérieures très différemment et à ne plus les incriminer. Ce n'est pas à moi de changer les conditions extérieures. C'est à moi de changer intérieurement, et elles changeront alors.
Ça a l'air magique, dit comme cela. Mais c'est ainsi que ma vie fonctionne. Et je ne changerai de vision pour rien au monde tant elle me rend heureux.