Ce soir, j'écris une courte réflexion, une de celles qui naissent quand on a besoin de poser des mots sur quelque chose qui pèse.
Ce qui reste quand tout s'effondre
L'idée principale, c'est que lorsqu'on a perdu quelque chose, une chose à laquelle on tenait, et qu'on a l'impression que quelque chose a finalement été détruit... c'est peut-être que cette chose devait être détruite. Non pas par fatalisme, mais parce que ce qui ne nous correspond plus finit toujours par se briser, pour laisser la place à ce qui nous correspond davantage.
L'important n'est pas que ça ait été détruit ou perdu, mais ce qu'on va reconstruire sur les ruines ou la perte. Car, au final, c'est tout ce qui importe : ce qu'on construit dans la vie.
J'ai vécu cela avec mon divorce, avec ma carrière d'enseignant, avec des amitiés que je croyais éternelles. À chaque fois, sur le moment, j'ai eu l'impression que le monde s'écroulait. Et à chaque fois, quelque chose de plus solide, de plus vrai, a fini par émerger des décombres. Pas immédiatement, parfois il a fallu des années. Mais toujours.
Ne fixez pas la porte qui s'est refermée à jamais. Regardez plutôt toutes celles qui se sont ouvertes. Et si vous ne les voyez pas, dites-vous bien qu'elles existent, qu'elles sont là, et que vous les verrez quand vous serez prêts.
Mes amis, ce qui est détruit n'est pas perdu. C'est transformé. Et ce que l'on reconstruit avec conscience, avec amour, avec patience, est toujours plus beau que ce qui existait avant.