Premier jour au centre kadampa: mardi 1er janvier

Me voici au centre Kadampa du Mans pour une semaine de retraite. Ce premier jour m'a déjà montré que ce lieu a quelque chose de spécial, quelque chose qui ne s'explique pas avec des mots mais qui se ressent dès que l'on franchit le seuil.

L'arrivée

17h49. Je peux enfin souffler. Je me rends compte que cette retraite est très riche mais, en même temps, on a l'impression que tout va très vite.

Mon train a eu 20 minutes de retard et je suis arrivé à 11h26 à Écommoy. Le temps d'arriver, j'ai parlé à plusieurs moines et résidents, ainsi qu'à des personnes qui repartaient après une à deux semaines de retraite. Puis, à 13h00, nous avons mangé, et vers 14h30, j'ai aidé en cuisine pendant une heure pour faire la vaisselle et nettoyer le sol.

Ensuite, il m'a été demandé de nettoyer un grand couloir, qu'ils appellent la galerie, aspirateur puis serpillère. Et enfin, j'ai pu récupérer ma boîte, celle qu'on donne à tous les arrivants, comprenant des livres et CD de méditation.

La simplicité comme chemin

Cela me fait bizarre d'être ici. Il y a un mois, je ne savais même pas que cet endroit existait. Et pourtant, je me retrouve dans un temple bouddhiste, pour une semaine de retraite. J'ai rencontré un moine, Max, qui m'a beaucoup parlé de sa vie avant d'être moine et de ce qui l'a poussé à devenir moine. Un parcours atypique, riche, et sincère.

Ce qui me frappe ici, c'est la simplicité. Tout est simple. Les repas sont simples. Les chambres sont simples. Les échanges sont simples. Et pourtant, tout est profond. Comme si la simplicité permettait à l'essentiel de remonter à la surface.

Les premières impressions

Les résidents sont bienveillants et très à l'écoute. J'ai eu l'occasion de parler avec plusieurs d'entre eux et j'ai été frappé par leur sérénité. Non pas une sérénité froide ou détachée, mais une sérénité chaleureuse, vivante.

Ce soir, j'ai assisté à ma première cérémonie, la puja du joyau, et j'ai été touché par la beauté des chants et la puissance de la méditation collective. Il y a quelque chose de très fort dans le fait de méditer ensemble, entourés de ces statues, de ces thangkas, de cette atmosphère.

Je ne sais pas encore ce que cette semaine va m'apporter. Mais je sens déjà que quelque chose a commencé à bouger en moi. Quelque chose de doux, de profond, que je ne peux pas encore nommer.

Je continuerai demain, mes amis. Ce soir, je suis fatigué mais heureux d'être ici.