La prière active vs la prière passive

Il y a quelque chose que j'ai mis du temps à comprendre, et que je continue d'explorer chaque jour : le pouvoir de nos pensées. Non pas comme un concept abstrait ou une idée « new age », mais comme une réalité que j'ai expérimentée dans ma propre vie. J'ai bien conscience qu'un grand nombre de choses que j'écris ici sont du domaine du spirituel, de la croyance en une force, une énergie, une présence supérieure. Je ne vous demande bien sûr pas de me croire. Mais permettez-moi de partager avec vous ce que j'ai observé, ressenti, et ce qui a changé ma manière de traverser les jours.

Ce que la pensée créatrice m'a appris

J'ai lu de nombreuses fois le principe de la pensée créatrice. J'ai entendu parler du pouvoir créateur en pensée, parole, action. Cela revient dans « Conversations avec Dieu », dans « Le moine qui vendit sa ferrari », dans « Les lettres du Christ »... Et plus le temps passe, plus j'y crois. Non pas d'une croyance aveugle, mais d'une croyance nourrie par l'expérience. Je commence sincèrement à me dire que tout commence par la pensée, et que l'univers, par notre pouvoir créateur, nous permet de créer des opportunités, de rencontrer certaines personnes, pour nous accomplir.

Oui, je ressens que c'est quelque chose qui prend son sens avec le temps. Je ne suis pas encore parvenu à la foi que tout est possible du moment que l'on y croit, mais, en cet instant précis, je ressens que si je voulais faire n'importe quoi dans ma vie, si je m'en donnais les moyens, ce serait possible. Et cette sensation-là, mes amis, elle change tout. Elle change la manière dont on se lève le matin, dont on regarde les obstacles, dont on accueille ce qui vient.

La prière passive : ces pensées qui nous traversent sans qu'on le sache

Pour moi, la prière passive, ce sont toutes nos pensées qui traversent notre esprit, qu'on y prête attention ou non. Chaque pensée nous définit. Si la plupart de nos pensées sont négatives, pessimistes, ou qu'elles comportent un jugement envers autrui, cela s'en ressentira aussi dans notre vie. C'est comme une musique de fond que l'on n'entend plus mais qui colore tout ce que l'on vit. On finit par ne même plus se rendre compte qu'on passe ses journées à se critiquer, à douter, à anticiper le pire. Et pourtant, cette musique-là façonne notre réalité bien plus qu'on ne le croit.

J'ai traversé des années comme ça. Des années où mes pensées étaient comme un murmure constant de « ça ne marchera pas », « tu n'y arriveras pas », « pourquoi toi ? ». Et ma vie reflétait exactement ces pensées. Pas parce que l'univers me punissait, mais parce que je ne me donnais pas la permission de voir autre chose.

La prière active : choisir consciemment ce que l'on déclare

La prière active, ce n'est pas forcément s'adresser à Dieu, à l'univers ou autre. C'est aussi, consciemment, déclarer ce que l'on choisit : « je vais faire de mon mieux pour l'avenir. Je vais continuer à me réaliser. Je vais trouver le logement qui me correspond. Je vais continuer à me créer les opportunités professionnelles qui vont m'aider à m'épanouir. »

Il ne s'agit pas de se mentir à soi-même ni de nier la difficulté. Il s'agit de poser une intention claire. De dire à son esprit, et peut-être à quelque chose de plus grand que soi, « voilà la direction que je choisis ». Et il y a quelque chose de profondément libérateur dans cet acte. Quand on cesse de subir ses pensées pour commencer à les choisir, on reprend le gouvernail de sa propre vie.

Et si l'on ne croit en rien de tout ça ?

Alors là, oui, on exclut la partie énergie ou force supérieure et on se place du point de vue d'un athée. Finalement, ça ne change qu'un peu la donne. Plus on a des pensées négatives, et plus le négatif prend le dessus dans notre vie. À l'inverse, apprendre à relativiser et à positiver aide notre corps à mieux se défendre contre les maladies, nous aide à réguler notre nourriture, à diminuer le stress dans notre vie.

Après avoir lu ce que le stress pouvait nous faire, de la diminution de la défense auto-immune aux ulcères, j'ai commencé à pratiquer la « contre-pensée », c'est-à-dire qu'à chaque pensée négative, je lui ai opposé une pensée positive. J'ai relativisé. Et cela fait plusieurs semaines que je fais cela et je me sens de mieux en mieux. Je me surprends à dormir moins le week-end, à avoir envie de faire de plus en plus de choses pour moi et les autres, à avoir envie de me dépasser, de me réaliser, de me cultiver. Mon regard sur moi-même a changé également. Il est de plus en plus positif et tolérant, ce qui a changé mon regard sur autrui.

J'ai la sensation que tout démarre par la pensée. D'ailleurs, une idée qui revient souvent est que tout ce que l'on voit, tout ce qui existe, est né de la pensée d'une ou plusieurs personnes. Je ne peux qu'agréer cette idée tant elle me semble logique.

Ainsi, plutôt que de parler de prière, pour un athée, je parlerai de pensée. La pensée active vs la pensée passive. À part s'adresser au Tout, cela revient à s'adresser à toute personne qui nous entoure. Oui, je vais parvenir à mon but. Oui, c'est qui je suis.

L'invitation

Essayez de pratiquer la contre-pensée pendant une semaine. Une seule semaine. Et vous verrez la différence. Vous prierez ou penserez de manière de plus en plus active et vous sentirez que vous êtes davantage maître de vous. Vous sentirez que vous dirigez votre vie. Et peu importe ce qui surviendra, vous sentirez que vous avez le pouvoir d'agir dessus pour vous exprimer davantage positivement.

Je ne vous promets pas de miracles. Je vous promets un changement de regard. Et parfois, mes amis, c'est tout ce dont on a besoin pour que la vie commence à changer.