Il y a des films qui posent la question la plus fondamentale qui soit : qu'est-ce qui fait de nous des êtres humains ? « L'homme bicentenaire », avec Robin Williams, est l'un de ceux-là. Et chaque fois que je le revois, il me touche un peu plus profondément.
L'histoire
En ce début de XXIe siècle, la robotique a fait d'importants progrès. La famille Martin peut ainsi faire l'acquisition d'un robot domestique, le NDR-114, conçu pour effectuer toutes les tâches ménagères. Les enfants réagissent chacun différemment à la présence de ce nouveau venu, surnommé Andrew.
Grace, l'aînée, le considère comme une boîte de conserve et lui ordonne de sauter du premier étage. Après cet incident, Andrew fait preuve de créativité et développe des sentiments. M. Martin décide de le traiter désormais comme un être humain à part entière.
Pourquoi ce film me parle
Ce film parle de ce désir profond d'être reconnu pour ce que l'on est à l'intérieur, au-delà de l'enveloppe. Andrew est un robot, mais il ressent, il crée, il aime. Et pourtant, le monde refuse de le voir comme un être à part entière. N'est-ce pas ce que nous vivons tous, d'une certaine manière ? Ce besoin d'être vu, vraiment vu, au-delà des apparences, des étiquettes, des différences ?
En tant qu'Asperger, cette quête de reconnaissance me touche particulièrement. Combien de fois ai-je eu l'impression d'être « à côté » des autres, de fonctionner différemment, de ressentir intensément sans que personne ne le voie ? Andrew, lui, a choisi de devenir humain. Moi, j'ai appris à accepter que je l'étais déjà, juste d'une manière un peu différente.