A la recherche du bonheur

Sous ce titre reprenant le titre d'un film se cache une véritable soif d'apaisement de l'esprit qui occupe mon esprit depuis tant d'années.

Récemment, sur facebook, dans un groupe privé, j'ai décidé d'initier quelque chose pour m'aider à trouver le bonheur: pratiquer la gratitude.

J'en avais déjà parlé dans plusieurs articles (et m'étais arrêté au 7ème jour), mais je me rends compte que la gratitude, si elle n'est pas suffisante pour être heureux, y contribue grandement et doit être l'une des choses à prendre en considération pour trouver un bonheur stable.

Le premier mois, j'ai décidé de trouver trois choses par jour pour lesquelles je pouvais être reconnaissant.

Le second mois fut plus difficile: je devais trouver une à deux choses pour lesquelles j'étais reconnaissant pour le jour présent, une pour un jour passé, et trouver un aspect positif dans un événement qui m'avait blessé par le passé ou dans la journée.

Le troisième mois, j'ai repris le fait de remercier pour trois choses de la journée, mais j'ai rajouté le fait de réfléchir à une attitude que j'avais eue dans la journée, qui n'est pas celle, avec le recul, que je désirerais avoir à l'avenir, et je m'imaginais avoir cette autre réaction si la situation se reproduisait.

De par mon expérience, se rajoutent beaucoup d'autres éléments:

  • le lien avec autrui qui doit être travaillé (personnellement, je le fais sur le plan bouddhiste par la pratique de la compassion à chaque fois que quelqu'un m'agresse ou est désagréable avec moi ou avec quelqu'un d'autre)
  • la pratique de la patience (mais je trouve qu'en pratiquant la gratitude tous les jours, on apprend à trouver du positif même dans des situations que l'on considérait avant négatives et que la patience en découle)
  • le sentiment d'utilité: je ne peux concevoir d'être heureux si je me sens inutile dans ce monde. Et utile ne signifie pas forcément avoir un métier extrêmement reconnu, etc. Pour moi, rien que de sourire à une personne par jour, d'aider quelqu'un, d'écouter quelqu'un, c'est être utile. Après, il y a également l'utilité au travail, mais si on a le sentiment que notre travail n'est pas très utile (même si cela me parait impossible), on peut être utile dans notre rapport aux autres
  • chérir autrui: cela peut paraître difficile dans certaines situations, mais plus le temps passe, plus je vois qu'en comprenant que toute personne est une bonne personne mais que c'est son esprit perturbé par les toxines mentales telles que la jalousie, la colère ou l'ignorance qui la poussent à agir "mal", moins je parviens à en vouloir à ces gens et plus je développe de la compassion pour eux.
  • privilégier les pensées positives: dans l'ouvrage "le moine qui vendit sa ferrari", un conseil très judicieux est donné: "tu ne peux te permettre le luxe d'une seule pensée négative". A chaque fois que me vient l'envie de critiquer (pour être soutenu) ou de me plaindre, je me rappelle cette phrase, à présent.
  • avoir une activité physique: je ne parle pas forcément de sport. Je n'en fais personnellement pas à cause de soucis de santé qui traînent en longueur depuis quelques années, mais je marche chaque fois. Et je me rends compte, quand je suis en vacances, que si je ne vais pas au moins une fois à la piscine ou que je reste trop longtemps chez moi, mon moral baisse car il y a un manque de contact avec l'extérieur.
  • apprendre (réapprendre?) à s'amuser. Sans amusement quotidien, je ne conçois pas que le bonheur puisse être possible.
  • laisser place au rire dans sa vie, et pratiquer l'auto-dérision.

 

Il y a sûrement plein d'autres choses, mais ce sont celles que je constate après les avoir testées, dans ma vie de tous les jours.